Notre Histoire
D’une abbaye médiévale à votre maison de vacances : une lignée de passion.
Mais l’âme de notre maison s’est véritablement forgée avec notre ancêtre, Henri Malleval. Alors contremaître dans un moulinage, il acquiert la propriété pour y perpétuer le travail de la soie pour les soyeux lyonnais. Sous son impulsion, la bâtisse résonne du savoir-faire ouvrier avant de se transformer, avec Gaston et Simone Bonnafond, en une exploitation agricole vivante. On y cultivait le grain, on y récoltait les noix, et l’on y faisait chanter l’alambic « Le Proust ».
Aujourd’hui, cette demeure reste dans notre famille. Hier abbaye, puis moulinage et ferme, elle est devenue notre maison de cœur. Après l’avoir rénovée pour en faire notre refuge de vacances, nous avons choisi de vous en ouvrir les portes pour que vous puissiez, à votre tour, y créer vos plus beaux souvenirs.
La Soie, l’Âme de la Drôme et de notre Demeure
Le saviez-vous ? Au XIXe siècle, aucune activité n’a autant marqué l’identité de la Drôme que le travail de la soie. Notre département était alors le cœur battant du moulinage, cette étape cruciale et méticuleuse qui transforme le fil brut en fil tissable.
Dans les murs de notre bâtisse, ce savoir-faire a longtemps résonné. Ici, sous la direction d’Henri Malleval, une main-d’œuvre locale — essentiellement féminine et réputée pour sa patience infinie — s’activait pour fournir les prestigieux soyeux de Lyon. Séjourner chez nous, c’est aussi rendre hommage à ce patrimoine industriel et au travail de ces femmes qui ont façonné l’histoire de notre vallée.
Le temps des « Bouilleurs de Crus » : L’épopée du vieux Proust
Au-delà de la soie et du grain, une tradition singulière a marqué l’histoire de notre demeure : celle de la distillation.
Un atelier nomade (1921-1938)
L’aventure commence en 1921, quand Gaston Bonnafond (le grand-père de Marie-Andrée) fait l’acquisition du « Proust ». Cet alambic mythique, construit en 1919, n’était pas un simple outil, mais un véritable atelier itinérant.
Imaginez la scène : monté sur des roues à bandage et tracté par la force d’un cheval, l’alambic parcourait les routes de la Drôme. Suivant un calendrier immuable, Gaston se déplaçait de village en village pour transformer les fruits des récoltes locales. C’était une époque de dur labeur, mais aussi de grandes réjouissances, où les voisins se retrouvaient autour de l’alambic pour partager des nouvelles et célébrer la fin des récoltes.
L’ancrage à Piégros-la-Clastre
Après dix-sept ans de voyages sur les chemins de la vallée, l’atelier de distillation a fini par poser ses roues définitivement à La Clastre en 1938.
Aujourd’hui, si l’alambic s’est tu, son esprit de convivialité et de plaisir partagé demeure le pilier de notre accueil. En séjournant ici, vous marchez dans les pas de cette lignée d’hommes et de femmes — d’Henri, de Gaston, de Simone et de Paulette — qui ont entretenu la flamme de ce lieu.
Une lignée de femmes et d’hommes
Aujourd’hui, Marie-Andrée, petite-fille de Gaston et Simone Bonnafond, et arrière-petite-fille d’Henri Malleval, est fière de vous accueillir dans ce lieu où chaque pierre raconte une branche de notre arbre généalogique.
Le petit plus historique
En vous promenant dans le village, vous pourrez encore admirer l’église, vestige de ce prieuré de l’ordre de Saint-Augustin qui a donné son nom au quartier : « La Clastre » (le Cloître).
